Ancien presbytère (Pleudihen-sur-Rance)
— Pleudihen-sur-Rance (Côtes-d’Armor)
📝 Description
Presbytère Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu en village à Pleudihen-sur-Rance. Son origine remonte aux périodes suivantes : 16e siècle ; 18e siècle, 1500, 1799. Historique : L'achat d'une maison d'un officier seigneurialLe 2 avril 1702, par acte passé devant maître Burgot, notaire de l’évêché de Dol, le général de la paroisse de Pleudihen achète pour 3.400 livres à Servan Lebret, sieur du Haut Rocher, procureur fiscal de la Bellière, la "maison du bourg" située au nord de l'église. Cet ancien logis pouvant remonter au 16e siècle pour ses fondations les plus anciennes, conserve dans sa salle une très grande cheminée de château ou de manoir dont les armoiries martelées posent question. L'énigmatique cheminée de la salleHenri Frotier de la Messelière dans son ouvrage sur le Poudouvre et le canton de Dinan Est paru en 1948 signale la présence de cette grande cheminée ornée comme provenant du château de la Bellière. Cette hypothèse proviendrait du mariage en 1683 de Guillemette Girault, fille de Pierre Girault ,seigneur de la Bellière, avec Servan Lebret. D'importants travaux sont effectués à cette période au château de la Bellière et il se peut que la cheminée ait été déposée puis replacée dans le logis du bourg de Pleudihen, lors de l'installation du couple. Cependant le peu des armoiries visibles ne correspondent pas aux familles illustres de la Bellière.Le décor du trumeau de la cheminée est orné de trois blasons martelés de formes différentes dont des cuirs soutenus par des tenants : un sauvage, à gauche, deux anges au centre, et une sirène à droite. La forme des écus et le style de la sculpture indiqueraient une datation proche du début du 16e siècle. Les armoiries sont difficilement identifiables, celles de gauche un mi parti écartelé avec une croix, celles du centre trois têtes d'animaux, celle de droite un écartelé sans pouvoir le décrire davantage.Le presbytère Le logis initial a été agrandi au 18e siècle d'une travée vers l'est et de nombreux percements ont été organisés sur la façade sur la cour. Un salon lambrissé avec un mobilier d'attache, aujourd'hui déposé, avait été conçu pour rendre cette demeure confortable. L'escalier en bois situé dans un couloir entre la salle et le salon avait été aménagé plus tardivement au début du 19e siècle comme l'aile en retour d'équerre sur la cour et les dépendances situées a côté du portail d'entrée qui ne sont pas mentionnées sur le plan de 1817. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet