Moulin à marée du Hézo, actuellement habitation, route de Saint-Armel (Le Hézo)

moulin à marée — Le Hézo (Morbihan)

Moulin à marée du Hézo, actuellement habitation, route de Saint-Armel (Le Hézo)

📝 Description

Moulin ; maison Ce site patrimonial est un moulin à marée situé en milieu isolé à Le Hézo. Son origine remonte aux périodes suivantes : 15e siècle ; 18e siècle, 1400, 1799. Historique : Moulin à marée signalé dès 1475, puis en 1640, dépendance du prieuré du Hézo. Au 19e siècle il était lié au moulin à vent dit du Hézo, construit entre 1810 et 1844, aujourd'hui détruit. Base du moulin peut-être 15e siècle. Partie haute peut-être du 18e siècle. Remaniements des ouvertures au 20e siècle. [Jean-Jacques Rioult] [Catherine Toscer]Le moulin du Hézo est signalé en 1475 mais est assurément bien antérieur. Selon Pierre Beunon de l'association La Maison Forte et le patrimoine de Rhuys, il fait partie de ces moulins à marée très anciens de la presqu'île de Rhuys qui remontent à une période comprise entre l'an Mil et le XIIIe siècle (Le Hézo donc mais aussi Pen Castel, Le Lindin, Ludré, Le Hézo, voire Banastère, Caden ainsi que celui de L'Epinaye sur la commune de Surzur aux marges de la presqu'île).Cette précocité semble directement liée à la présence de seigneuries puis d'une abbaye puissantes sur la presqu'île de Rhuys. Concernant le moulin du Hézo, toujours selon Pierre Beunon, c'est l'abbé de Saint-Gildas de Rhuys qui en est à l'origine. Il restera sous l'égide de religieux et notamment du prieuré du Hézo jusqu'à La Révolution.Grâce à un état dressé le 22 juillet 1640, on sait que ce moulin payait de ferme 46 perrées de seigle et de froment (petite mesure alors en usage à Vannes et ses alentours), ce qui est modeste et bien loin des montants payés un siècle plus tard pour les moulins du Lindin et de Pen Castel (14 tonneaux et 5 perrées pour le premier, 15 tonneaux et 5 perrées pour le second). Comme ailleurs, le meunier devait en outre assurer l'entretien du moulin.A La Révolution, le moulin est confisqué puis vendu le 29 décembre 1792 à un certain M. Charrault, en même temps que d'autres biens (l'église, la maison prieurale, un jardin, des vignes, des terres et des landes), pour un montant total de 27 000 livres.Reconstruit sur ses bases en ce XVIIIe siècle, le moulin à marée du Hézo sera au siècle suivant couplé à un moulin à vent érigé entre 1810 et 1844. Au cours de ce XIXe siècle, il subit de nombreuses dégradations, notamment suite à un ouragan en 1884 puis à un accident survenu sur sa digue en 1896.D'après une enquête de 1910 menée par le Service hydrographique des Ponts et Chaussées du Morbihan à propos de la puissance d'une vingtaine de moulins à marée et minoteries du département, on constate que celui du Hézo affiche la force brute de loin la plus faible. Celle-ci était de seulement 5 CV, alors que les autres se situaient dans une fourchette comprise entre 10 et 15 CV pour les moulins à marée et jusqu'à 80 et 120 CV pour les minoteries (Ludré et Pont-Sal). Malgré une faible chute d' 1,2 mètre (contre 1,5 à 2,2 mètres pour la plupart des moulins morbihannais étudiés par J.-L. Boitias et A. de La Vernhe), le moulin du Hézo faisait toutefois partie des rares moulins (3) à afficher un rendement de 100 %. Aussi présentait-il une force utile équivalente ou très proche à celle de deux autres pourtant deux fois plus puissants (Moulins du Pont à Baden et de Pen Castel à Arzon).Pendant l'occupation allemande, des habitants du Hézo et de Saint-Armel venaient au moulin à marée du Hézo se ravitailler en farine, ce qui n'était pas toujours possible en cette période de pénurie. Joseph Petit, un habitant de Saint-Armel qui était enfant dans les années 1940, rappelle qu'il y accompagnait sa mère munie d'une brouette. Ils étaient parfois obligés de prolonger leur parcours jusqu'à Ambon à une dizaine de km. Le dernier Meunier, un certain Le Ridant était alors à la tête de ce moulin qui tournait 8 heures par jour et qui a fonctionné jusqu'à sa mort en 1953. Il effectuait ses livraisons en charrette tirée par un cheval sur un secteur comprenant Le Hézo et les communes voisines (Saint-Armel, Noyalo, Surzur, Le Tour du Parc et Sarzeau). Il pouvait charger jusqu'à une tonne de marchandises. Sa clientèle se composait de boulangers ainsi que de paysans pour la nourriture de leurs bêtes.Alors que de nombreux meuniers avaient remplacé le cheval par un camion ou une camionnette au début des années 1940, celui du Hézo conserva le cheval jusqu'en 1950 faute de moyen. Selon, Émile le Ridant, le fils du dernier meunier, l'activité s'était en outre bien ralentie les dernières années. En 1950, à 23 ans, lui qui avait aidé son père une dizaine d'années, fut en effet contraint de partir travailler dans la meunerie à Paris avant de très vite changer de métier. [Ewan Sonnic] Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet

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