Eglise paroissiale Notre-Dame (Kernascléden)
— Kernascléden (Morbihan)
📝 Description
église paroissiale Ce site patrimonial est un élément du patrimoine breton situé en milieu en village à Kernascléden. Son origine remonte aux périodes suivantes : 15e siècle, 1400, 1499. Historique : La chapelle, dédiée à la Vierge, est mentionnée en 1428 dans le testament de Marguerite de Bretagne, femme d´Alain IX de Rohan, et soeur du duc Jean V, qui lui lègue 40 sous. Deux ans plus tard, une bulle de Martin V approuve le projet du vicomte d´y établir deux chapelains et de doter convenablement la fondation. Le chantier avait dû être entrepris, à la génération précédente, par Alain VIII et Béatrix de Clisson, soit dès les années 1420. La présence, à la croisée du transept, des armes de Jean V et de son épouse Jeanne de France, morte en 1433, marque l´état d´avancement des travaux à cette date. Celles de Bertrand de Rosmadec, évêque de Quimper, mort en 1445, à la voûte du bras nord, fournissent un autre indice chronologique. Enfin, une inscription latine et française, gravée en relief sur une pierre encastrée dans le mur nord du choeur, indique que, le 2 septembre 1453, la chapelle fut dédicacée par Yves de Pontsal, évêque de Vannes, et qu´elle fut voûtée en 1464 par Pierre et J. Le Bail. L´héraldique des clés de voûte confirme parfaitement l´intense activité qui règne en ces années centrales du 15e siècle : dans les trois travées du choeur, on relève, d´ouest en est, les armes de Louis II de Rohan-Guémené, qui succède à son père en 1457 ; du vicomte Jean II, fils d´Alain IX, vicomte de Rohan de 1461 à 1516 et maître d´ouvrage des châteaux de Josselin et Pontivy ; de François II enfin, qui ceint la couronne ducale en 1458.Le 19e siècle consacre la valeur patrimoniale de la chapelle, mais l´ouverture, dans les années 1840, de la nouvelle route départementale de Pontivy à Scaër déchausse ses fondations et nécessite la création de perrons pour accéder à ses portes. Des travaux d´assainissement ont lieu en 1869. La partie supérieure du clocher s´effondre en 1876, imposant la dépose de la flèche et des réparations à la couverture, travaux qui sont menés d´octobre 1877 à mars 1879 sous la conduite d´É. Corroyer. En 1894-1895, on exécute de nouveaux travaux d´assainissement, pour remédier à des problèmes d´humidité récurrents, on refait une partie des balustrades et des couronnements des contreforts. L´ancien maître-autel est rétabli en 1899. Enfin, en 1923, les peintures murales sont consolidées par Ypermann, qui en fait le relevé et dégage dans le transept la Danse macabre et l´Enfer. Une nouvelle campagne de restauration sera menée à la fin du 20e siècle. À l´origine simple trève* de Saint-Caradec-Trégomel, Kernascléden devient paroisse autonome en 1908, et commune en 1955 seulement. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet