Ancienne avenue du Gué-de-Baud, actuellement avenue Sergent-Maginot (Rennes)
réseau de berge ; réseau pénétrant — Rennes (Ille-et-Vilaine)
📝 Description
Avenue Ce site patrimonial est un réseau de berge ; réseau pénétrant situé en milieu en ville à Rennes. Son origine remonte aux périodes suivantes : 3e quart 19e siècle ; 4e quart 19e siècle ; 1er quart 20e siècle ; 2e quart 20e siècle, 1850, 1949. Historique : Rive sud du canal dit du Gué-de-Baud, l'ancienne avenue du Gué-de-Baud est aménagée par les Ponts-et-Chaussées et fait l'objet d'une convention avec la ville en 1873, stipulant que l'entretien de la voie jusqu'à l'écluse de la Chapelle-Boby est à la charge de la ville et qu'il reste à la charge des Ponts et Chaussées, entre l'écluse et le boulevard Villebois-Mareuil. Une réclamation d'un riverain, adressée à la mairie en 1873, signale qu'on ne peut plus y circuler en voiture suspendue.En 1885, on prévoit d'élargir la chaussée à 8 m en supprimant une rangée d'arbres. La largeur de la chaussée est fixée à 5 m avec des trottoirs de 1,50 m de large, sur la proposition des ingénieurs des Ponts et Chaussées mais la ville demande de porter la chaussée à 7 m en raison de la présence de nombreux chantiers de bois. L'ingénieur signale que la suppression des arbres du côté des maisons qui bordent la voie nécessite qu'on y construise des trottoirs.En 1883, les habitants du Gué-de-Baud adressent une pétition à la mairie demandant l'abattage des peupliers des avenues du Mail-Donges et du Gué-de-Baud, en raison de la largeur insuffisante des voies, alors plus empruntées que la rue Saint-Hélier et la rue de Paris.En 1889, la ville prend la décision de modifier le profil de la chaussée et l'année suivante un rang d'arbres est supprimé sur chaque digue pour établir une chaussée de 7 m, formée d´un empierrement central, de deux caniveaux pavés et équipée de bouches d'égout.En 1892 et 1893, les réclamations des habitants indiquent que la construction des trottoirs et le comblement des fossés ne sont toujours pas réalisés. En 1916, les caniveaux et les trottoirs en granit sont construits par l'entrepreneur Girard, avec la participation financière des riverains.Le plan d'extension de 1928 prévoit l'élargissement de la voie à 12 m jusqu'au boulevard Villebois-Mareuil et le nouvel alignement, défini à cette occasion, est conservé dans le plan d'urbanisme de 1946 ; il présente un "intérêt du point de vue de la circulation générale de la traversée de la ville d'est en ouest (et vice et versa) [...] incontestable, sinon primordial". Les maisons, situées à l'extrémité est de la voie sont détruites en 1947 pour élargir l'accès au boulevard Villebois-Mareuil. La voie prend sa dénomination actuelle en 1938. Ce site fait partie de l’inventaire du patrimoine breton. Voir le dossier complet